fbpx

Mes­rine Intime — Lettres de pri­son à son avo­cate

Acheter

Catégorie : Étiquette :

Description

Détails sur le pro­duit

  • Auteur : Malin­baum Mar­tine
  • Edi­teur : Edi­tions du Rocher (23 octobre 2008)
  • Col­lec­tion : DOCUMENTS
  • Bro­ché: 135 pages
  • Langue : Fran­çais
  • ISBN-10: 2268067483
  • ISBN-13: 978–2268067483
  • Dimen­sions du pro­duit: 22 x 1,2 x 14 cm

Extrait :

Avant-pro­pos : 

Je lis et relis ces lettres quelque trente ans plus tard. Je les avais oubliées.
Empor­tée par la pas­sion de ma pro­fes­sion d’avo­cate, j’ai défen­du depuis lors sans dis­con­ti­nuer, incons­ciente qu’au début même de ma car­rière les yeux d’un déte­nu un peu par­ti­cu­lier s’é­taient posés sur moi tan­dis que je n’é­tais pas seule­ment pour lui que son défen­seur.
Je rece­vais ses lettres avec plai­sir et me sur­pre­nais à être déçue cer­tains matins de ne pas trou­ver cette petite enve­loppe si typique envoyée de la pri­son que Jacques Mes­rine pre­nait le soin de fer­mer scru­pu­leu­se­ment avec du scotch et en appo­sant sa signa­ture afin de pré­ser­ver ses mis­sives de toute indis­cré­tion.
À vrai dire j’é­tais flat­tée puis je les clas­sais.
Je ne répon­dais pas ; je n’a­vais pas pour ma part à lui écrire : les impres­sions, sen­sa­tions ou sen­ti­ments n’é­taient pas les mêmes. J’é­tais libre, j’é­tais jeune et jolie et je vivais ma vie.
Cepen­dant je com­pre­nais et mesu­rais, à chaque phrase expri­mée avec pudeur, com­bien l’homme était plein de souf­france.
Sou­vent ses lettres m’ont émue parce qu’elles étaient belles et poé­tiques.
À l’heure où sortent tant d’é­crits sur Jacques Mes­rine, des films pour racon­ter encore et encore ses faits d’armes et en met­tant de plus en plus l’ac­cent sur sa vio­lence, je vous livre ces lettres écrites au coeur de l’en­fer­me­ment.
Un Mes­rine dif­fé­rent, intime, qui aurait lais­sé tom­ber au seuil de sa cel­lule son man­teau d’or­gueil.

Pré­sen­ta­tion de l’é­di­teur

En 1976, Jacques Mes­rine désigne maître Mar­tine Malin­baum pour être l’un de ses avo­cats.
Elle a vingt-six ans. Lui en a presque qua­rante.
11 est à la pri­son de la San­té. On le dési­gnait alors sous le nom d’«Ennemi public n°l». Son éva­sion spec­ta­cu­laire, en mai 1978, ren­force sa légende, dont le ciné­ma s’est empa­ré depuis.
Entre-temps, de par­loirs en pro­cès, de déten­tion clas­sique en «Quar­tier de haute sécu­ri­té», le pri­son­nier le plus célèbre de France se livre à sa jolie avo­cate.
Elle lui rend visite. En retour, il lui déclare sa flamme et ses souf­frances à tra­vers une qua­ran­taine de lettres, rédi­gées d’une écri­ture appli­quée, aus­si tendres que poé­tiques.
Jamais elle ne répond, pas même à ses poèmes. Elle confesse aujourd’­hui avoir été émue de rece­voir cette cor­res­pon­dance à la fois pudique et trou­blante.
Mar­tine Malin­baum avait oublié ces lettres, mais la fièvre média­tique rame­nant le nom de Mes­rine à l’af­fiche ravive en elle l’en­vie de les relire.
Une émo­tion vraie la conduit à vous les sou­mettre, dans leur inté­gra­li­té et leur véri­té d’é­poque. Car der­rière ces textes écrits au coeur de l’en­fer­me­ment, on découvre un Mes­rine dif­fé­rent, un Mes­rine intime qui, au seuil de sa cel­lule, aurait lais­sé tom­ber son man­teau d’orgueil.Martine Malin­baum est avo­cate à la Cour depuis 1973. Actuel­le­ment membre du Conseil de l’ordre des avo­cats à la Cour de Paris, elle pra­tique le droit des affaires et le droit pénal des affaires. Elle inter­vient dans des petites ou grandes causes célèbres en farouche défen­seur des droits de la défense, avec pas­sion et huma­ni­té.
Ystory

GRATUIT
VOIR